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J’errais sur les routes depuis quelques semaines et jamais je ne m’étais sentie aussi libre. J’aimais sentir le vent frais sur ma peau et entendre le chant du ruisseau qui coulait en contrebas.

Quand je marchais sur les chemins de terre et que j’entendais les oiseaux qui chantaient des mélodies pures et remplies de joie, mon cœur s’accélérait et j’étais transportée dans un autre monde. Sans savoir pourquoi je m’allongeais en les écoutant et je sentais l’odeur exquise des fleurs des champs comme un parfum envoutant.

Certains soirs je m’endormais dans l’herbe tendre et verte d’un champ. Mais je n’aimais pas vraiment être seule la nuit car je repensais à mon logis, à ma famille et j’avais un trou dans le cœur. Pour me calmer je regardais les étoiles et j’imaginais que c’était les bougies que je regardais des heures durant se consumer. Dans la nuit quand j’étais réveillée par un cri ou un frôlement, je devais me convaincre que ce n’était qu’une chouette.

Pour cette raison ou parce que je ne dormais jamais beaucoup, je me levais tôt et je regardais le soleil se lever, les animaux se réveiller et les rayons du soleil éclairer les gouttes de rosée.

Après ce merveilleux spectacle qui me remplissait le cœur de joie, souvent, je courrais à perdre haleine dans cet océan vert.

Pendant ce voyage je m’étais sentie libre et joyeuse à rester cachée derrière un arbre pour entrevoir les biches qui se levaient mais je ne revivrai pas l’expérience car l’absence de logis et l’amour d’une famille m’avaient trop fait souffrir.

Angelina, rédaction imposée.